La charité pour l'amour de Dieu!
La crise économique? On connaît ça! Même que c’est devenu une incontournable condition de vie. Depuis ses débuts, il est en crise, le Nic. Il ne peut s’en tirer tout seul. Il a besoin qu’on se serre les coudes pour le maintenir à flot. Et finalement, c’est très bien comme ça! Le Nic n’est pas l’oeuvre d’un homme ou d’une poignée d’individus. Il existe parce qu’il est voulu par des milliers de personnes. Et il continuera à poursuivre sa mission de projeter un peu de lumière sur la mer obscure de ce monde parce que, toi qui me lis en ce moment-même, tu auras aussi mis la main à la roue pour le faire naviguer dans la bonne direction contre vents et marées.
Hé oui! Une campagne de financement! Comment vois-tu ça? Agacé, peut-être? Et bien, je vais te dire comment je vois la chose aujourd’hui.
Antérieurement, lorsque j’ai été contraint de lancer des appels de détresse financière, j’étais gêné de quêter. J’aurais voulu me cacher sous la table de la cuisine comme un enfant qu’on a puni. Je me sentais piteux et redevable de dettes que je ne pourrais jamais honorer.
Mais aujourd’hui, c’est joyeusement et audacieusement que je tends la main. Serait-ce que, toutes ces années, j’ai appris à être pauvre? Un pauvre du Seigneur qui n’a rien à donner, sinon luimême, et tout à gagner.
Pourquoi donc me sentirais-je coupable? Ce n’est pas de Paul Bouchard dont il s’agit ici. C’est de nous tous ensembles en Église. Nous avons grandement besoin du Nic. Sinon, que deviendrions-nous, isolés les uns des autres, au milieu du néo-paganisme envahissant?
Le Nic, c’est notre affaire à tous. Alors, il est tout à fait normal que tu participes, cher lecteur, chère lectrice. Sans vouloir te culpabiliser à ton tour, j’insiste: ton assistance est absolument requise.
Donc tu ne me fais pas de faveur. Tu la fais au Seigneur. Moi, je ne suis qu’un gérant. Encore que bien médiocre. Je céderais bien volontiers ma place. Mais, pour le moment, il n’y a personne de plus futé en vue.
Je n’ai donc pas d’autre choix que de faire mes devoirs tant que je dure. Mais —le sais-tu?— si nous sommes déficitaires à la fin de chaque année, c’est parce que je vous aime tous et que je vous fais des cadeaux. Je suis particulièrement généreux avec les plus pauvres d’entre vous. Ça t’étonne?
Tu sais, si je travaillais pour le monde, je saurais exactement quoi faire pour éviter les recours annuels à une campagne de financement. C’est simple, je commencerais par fixer le prix de l’abonnement au Nic au coût annuel de sa production divisé par le nombre des abonnés (4100). Ce qui donne rien de moins que 92,03 $. (Il coûterait encore plus cher si nos collaborateurs et nous-mêmes étions rémunérés normalement.) C’est presque le double du prix actuel d’un abonnement annuel.
Encore que du 48 $ demandé, il ne reste que 42,52 $ une fois les taxes payées. De plus, plusieurs de nos abonnés, dont une portion significative de religieux et religieuses, profitent de l’offre d’abonnement “petit budget” à 30 $. Ce qui fait, compte tenu des abonnements gratuits et des promotions, que nos derniers états financiers indiquent, au titre des revenus nets d’abonnement, une moyenne de 28,68 $.
À ce montant, on doit ajouter les revenus générés par la publicité qui s’élèvent à 5,62 $ ainsi que les dons spontanés, pour un total de 49,71 $ par abonnement. Maintenant, si l’on soustrait ce montant de ce qu’il en coûte, ça donne une différence de 42,31$ de manque à gagner pour chaque abonnement.
Que devons-nous faire face à un tel écart entre les revenus et les charges? Fermer boutique? Je ne peux m’y résigner à l’heure grave et cruciale que nous traversons au plan de la foi chez nous. Devrions-nous augmenter le prix de l’abonnement en rapport à son coût réel? Il est probable qu’une partie importante de nos abonnés actuels ne pourraient plus se le permettre. Ce qui entraînerait un nouveau déficit, les charges étant réparties sur un plus petit nombre de souscripteurs.
Bon, je pense que je t’ai convaincu du bien-fondé d’une campagne. C’est la solution. Je n’ai aucun doute, compte tenu de la générosité de nos lecteurs et lectrices, que nous parviendrons à combler le déficit prévu de 96 000 $ de notre prochain bilan.
Et pour la suite, il y a bon espoir qu’on finisse par s’en sortir. Nous misons sur les retombées de notre site internet www.enlignetoi.com qui a commencé à générer des revenus (par la boutique en ligne), certes très modestes pour l’instant. Mais avec l’augmentation graduelle des usagers de notre portail catholique d’information mis à jour quotidiennement, nous espérons combler éventuellement le manque à gagner de la revue.
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