L’opposition à l’avortement est en croissance
L‘ampleur des manifestations pro-vie en Californie, à Washington, en Pennsylvanie, en Illinois et dans le District de Columbia, entre autres lieux, à l’occasion du 35e anniversaire du jugement Row/Wade, mettent en lumière l’opposition croissante à l’avortement chez nos voisins du Sud.
COTE OUEST: La 4ème Marche annuelle pour la vie de San Francisco, le 19 janvier dernier, a drainé des milliers de participants. Parmi eux, Mgr Tod D. Brown, de Orange, Californie, qui a concélébré la messe avec plusieurs autres évêques de la Côte ouest, à la cathédrale Ste-Marie de l’Assomption à San Francisco, le père Frank Pavone, de «Priest for Life» (Prêtre pour la vie), le comédien Eduardo Verastegui, vedette du film Bella, et Alveda King, nièce de feu le révérend Martin Luther King Jr.
Le 20 janvier, près de 1000 personnes se sont rassemblées à la cathédrale St-Joseph de San Diego pour une cérémonie de prière et une procession contre l’avortement, conduite par l’évêque auxiliaire Mgr Salvatore Cordileone. La procession s’étirait sur trois coins de rue.
Thomas McKenna, président de «Catholic Action for Faith and Family» (Action catholique pour la foi et la famille) —organisatrice de l’événement—, a parlé de «procession de réparation», pour décrier la décision de la Cour suprême du 22 janvier 1973 —dans les causes Roe/Wade et Doe/Bolton—, qui légalisaient l’avortement.
Rappelons que la décision de la Cour dans la cause Roe, en 1973, levait la plupart des restrictions sur l’avortement alors que celle dans la cause Doe donnait le coup de grâce en permettant l’avortement pendant les neuf mois de grossesse.
WASHINGTON: le 22 janvier, la 30ème Marche annuel pour la vie attirait des milliers de participants à Olympia, la capitale de l’État. Le nombre des participants était beaucoup plus élevé que les dernières années, possiblement à cause de la mort, le 12 janvier dernier, de Kathy McEntee, organisatrice de la marche. Madame McEntee a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) fatal.
La fille de madame McEntee, Noreen, qui lui a succédé comme présidente de la Marche pour la vie de l’État de Washington, a dit à la foule, «elle est morte beaucoup trop tôt, mais nous sommes ici pour perpétuer sa cause» (pour la vie).
PHILADELPHIE: Près de 200 personnes ont tenu la vigile «Stand up for Life» (Debout pour la vie) devant l’Hôtel de ville de Philadelphie, le 18 janvier. Cet événement était parrainé par plusieurs organisations dont «Génération Life» (La génération pour la vie), une œuvre fondée par des jeunes qui répandent des messages pour la vie et la chasteté auprès de leurs pairs.
«Nous sommes ici pour prendre position pour toutes les morts (par avortement) qui surviennent à Philadelphie, et laisser savoir à notre nouveau maire et ceux des villes avoisinantes que nous voudrions que les politiques de Philadelphie changent et respectent la vie», a proclamé Judi McLane, directrice de «Génération Life».
CHICAGO: Vingt paroisses de l’archidiocèse de Chicago ont tenu des vigiles de prières ou d’autres événements entre le 16 et le 29 janvier pour marquer le 35e anniversaire de la légalisation de l’avortement. Le 20 janvier se déroulait une marche pour la vie en plein centre-ville de Chicago.
Wanda Franz, présidente du Comité «National Right to Life», a noté qu’un rapport publié au début de janvier par la «Alan Guttmacher Institute», firme de recherche de «Planned Parenthood», citait le déclin continuel du nombre d’avortements dans la nation américaine. Pour 2005 le nombre était de 1,2 million, soit une baisse de 25% par rapport au sommet de 1,6 million atteint en 1990.
«Nous sommes encouragés et reconnaissants pour le nombre croissant de femmes qui rejettent l’avortement et choisissent la vie pour leur enfant», déclarait Franz dans un communiqué du 22 janvier.
L’activiste pour la vie notait également que trois autres États avaient joint la liste de ceux qui exigent qu’une femme qui demande l’avortement doive d’abord visionner l’image ultrason de son enfant non encore né. Ils sont maintenant 11 États à avoir édicté de telles lois. «Nous savons qu’une femme qui est pleinement informée au sujet de la procédure d’avortement, du développement de son enfant et des alternatives pro-vie de sa région, a plus de chances de rejeter l’idée de l’avortement», a commenté Wanda Franz.
Le Comité «National Right to Life» a également tenu une conférence de presse le 22 janvier à Washington. Raimundo Rojas, directeur de la branche hispanique de l’organisation, a sévèrement blâmé les relations de «Planned Parenthood» avec la population hispanique.
«Ils veulent que nos gens croient qu’ils sont pro-famille, mais à chaque occasion, ils tentent d’empêcher que les parents latinos soient informés du fait que leurs filles mineures vont subir un avortement», a lancé Rojas.
«Les gens de l’industrie de l’avortement proclament qu’ils sont pro-femme, alors qu’ils contestent les lois qui assurent aux femmes latinos le droit de savoir ce qu’est un avortement, ce que l’avortement fait à leurs enfants non encore nés, de connaître également les effets à long terme d’un avortement ainsi que le lien entre l’avortement et le cancer du sein», a ajouté Rojas, indigné.
À cette même conférence de presse, Amanda McClone, membre de l’organisation «Teens for Life» (Les ados pour la Vie), s’est désolée du nombre énorme de vies détruites par l’avortement. On estime à près de 50 millions le nombre d’enfants tués par avortement depuis 1973! «Ce chiffre n’est pas seulement une terrible statistique, s’est exclamée McClone, c’étaient nos frères et sœurs, nos cousins, nos nièces et neveux. C’étaient nos amis et même nos futurs conjoints!» (source CNS – Nadia Maria, de Philadelphie, a contribué à cet article).
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