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Le NIC - Le Vendredi 3 Septembre 2010

«Je me souviens», au théâtre

400 ans d’amour racontés dans une superbe fresque!

Sophie Bouchard
Par Sophie Bouchard
Canada
Dimanche 13 Avril 2008

Touchant, chaleureux et parfois drôle. Bravo! Ce sont les premiers mots qui me viennent pour qualifier cette pièce de théâtre, véritable fresque historique, qui relate 400 ans d’histoire religieuse catholique québécoise. L’auteur, Geneviève Gadbois, petite sœur de Famille Myriam Beth’léhem, les 60 comédiens, les bénévoles et les donateurs peuvent être fiers du produit fini! Ceux qui auront la chance d’en profiter seront tout simplement ravis!


Le rôle de Dina Bélanger était jouée par une jeune fille de 11 ans au regard encore pur et touchant. : Photos Denise Morneau

Le rôle de Dina Bélanger était jouée par une jeune fille de 11 ans au regard encore pur et touchant.

Photos Denise Morneau

Dans un décor dépouillé, intime, mais révélateur, les enfants se promènent dans l’histoire religieuse québécoise pour y rencontrer des fondateurs, des saints et des événements qui l’ont marquée. C’est le contexte ingénieux qu’a choisi la petite sœur Geneviève pour amener les spectateurs à découvrir ou redécouvrir leurs racines religieuses.

«Parce que si on n’a pas de racines, explique sœur Geneviève, on n’a pas non plus d’avenir. Alors, il faut des racines. L’idée, c’était vraiment de transmettre l’histoire de la foi.»

Cette pièce a été créée spécialement pour les fêtes religieuses de Québec 2008. «Notre but premier c’était que ce soit accessible aux enfants et aux familles. Pas juste aux enfants. Nous on voulait une pièce pour toutes les générations. Ça nous a demandé de faire des compromis de différents côtés.»

Au début, sœur Geneviève travaillait en collaboration avec la responsable de la maison de sa communauté, sœur Johanne. «On s’est dit, pourquoi pas une pièce de théâtre? Pourquoi pas sur les fondateurs de l’Église canadienne? Parce qu’ils sont pas mal méconnus, spécialement ceux de la région de Québec.»

«On a travaillé huit jours sur un scénario qu’on a finalement laissé tomber, continue-t-elle. On trouvait que ce n’était pas accessible.» Geneviève propose alors une autre orientation et avec l’assentiment de sœur Johanne, elle se lance. «En quatre jours, la pièce était finie d’écrire. C’était vraiment extraordinaire! Je pense que l’Esprit Saint en a fait un bon bout.»

Des racines québécoises

Comme la pièce couvre un grand pan d’histoire, sœur Geneviève ne pouvait pas tout prendre. Elle ne voulait pas non plus trop en laisser de côté. Elle a donc choisi des événements ponctuels et “punchés” de chacune des époques.

Par exemple, la mort de Paul Comtois en 1966, un laïc. Il était alors lieutenant-gouverneur du Québec. «C’était un homme politique très engagé, raconte sœur Geneviève, mais, qui a donné sa vie en mourant dans un feu, parce qu’il a sauvé le Saint-Sacrement qui était dans sa chapelle. Le Saint-Sacrement n’a pas été consumé parce qu’il s’était couché par-dessus.»

Dans la pièce, «il y a des laïcs, beaucoup de religieux, de religieuses, veut, veut pas. C’est très important de reconnaître leur rôle dans notre histoire, on l’oublie trop souvent. On relate aussi la vie de familles.»

Il y a des faits réels, comme celui où Mgr de Laval a béni un feu et dont les flammes se sont éteintes. C’est historique. Il y a aussi le père Lelièvre qui fait un sermon authentique. Mais tous les dialogues ne sont pas nécessairement exacts.

«Puis, ce n’est pas non plus une pièce professionnelle, précise la petite sœur. Parmi les gens qui y participent, les 60 acteurs, je pense qu’il n’y en a pas beaucoup qui ont déjà fait du théâtre. Peut-être un ou deux.»

Les comédiens et bénévoles viennent de tous horizons. Il y a une douzaine d’enfants, quelques adolescents et des adultes. Il y a même une mère et son nouveau-né à peine âgé de six semaines lors de la première représentation.

«J’ai dit aux acteurs; “Ce n’est pas la perfection de la réussite qui compte. C’est le témoignage du Christ; l’important, c’est qu’on donne ce témoignage-là: le bonheur d’être là et de témoigner de Jésus”.»

L’auteure de la pièce, Geneviève Gadbois, ici interviewée par une journaliste, est une “petite soeur” de la Famille Myriam Beth’léhem à la maison de Québec. : Photo Denise Morneau

L’auteure de la pièce, Geneviève Gadbois, ici interviewée par une journaliste, est une “petite soeur” de la Famille Myriam Beth’léhem à la maison de Québec.

Photo Denise Morneau

Un projet providence!

«J’ai souvent dit que cette pièce-là, le Bon Dieu la voulait plus que moi! Il y a eu des touches providentielles, des rencontres de personnes, des événements, des dons…»

«Par exemple, toutes les communautés religieuses ont prêté leurs costumes. On a même un costume que Mère Mallet a porté! C’est quand même quelque chose! On a reçu le contenu d’un magasin de tissus qui a fermé ses portes. Ça nous a permis de faire des vêtements de scène. On a eu sept à huit couturières qui bénévolement ont fait plus de 100 costumes différents. Depuis le début que ça déboule comme ça.»

Pour sœur Geneviève, la simplicité c’est une valeur importante. Et elle y tenait également pour les décors. «Notre décor de fond, c’est un écran géant sur lequel sont projetées des photos historiques ou des peintures d’épo­que.» Il y a évidemment des éléments d’accessoires, table, chaise, etc. Mais les morceaux les plus imposants sont deux maisons en bois et un immense bateau de 24 pieds de long.

L’objectif poursuivi par la simplicité «c’est de vivre ensemble une expérience de famille et faire également vivre aux gens qui sont dans la salle une expérience de famille.»

Connaissant l’amour pour le chant de la Famille Myriam, une petite sœur de Myriam ne pouvait faire un tel projet sans lui laisser une place importante. On nous offre de très beaux chants folkloriques ainsi que des mélodies connues dont on a changé les paroles. Mais c’est incontestablement le chant final qui surprend par sa justesse, par l’attachement à ses racines qu’il affirme: Je l’aime mon pays. Il touche et rassemble les spectateurs en un seul désir: exprimer de la reconnaissance pour l’histoire que Dieu fait avec son peuple québécois.

La Famille Myriam a fait le pari de se lancer dans un projet de taille, et le pari, grâce à Dieu (dixit Myriam), s’est réalisé! Et ce sont les spectateurs qui vont en profiter!

Permettez-moi une anecdote personnelle pour terminer. L’une de mes filles, pendant qu’elle écoutait l’histoire avec émerveillement, m’a dit: «Maman, c’est si beau!» Et comme pour se rassurer, elle m’a demandé, pleine d’espoir: «Est-ce que c’est une histoire vraie?» Je lui ai répondu. «Oui, c’est vrai que c’est beau! Et on peut se réjouir parce que c’est notre histoire ici au Québec. Une histoire pleine de l’amour de Dieu!»

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Vos commentaires

Des représentations à venir?

par Ruth Betty à 2008-08-08 11:35:34

Y a-t-il une représentation prévue en soirée dans le coin de Lévis en septembre ou octobre?

NDLR: Il faudrait communiquer avec la Famille Myriam Bethléem qui a créé et réalisé cette pièce de théatre pour être plus sûr. Voici le numéro de téléphone de la maison de Québec: 418-524-9596. Je pense qu'ils est possible de se procurer le DVD de la pièce.
Par ailleurs, dans le numéro du Nic où a été publié cet article, on annonçait une représentation le 6 septembre, au Grand-Théâtre de Baie-Comeau. De plus, on pouvait voir cette pièce sur www.ecdq.tv pendant un certain temps.

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