Les très graves motifs invoqués pour l’exemption
NDLR. Dans notre dernier numéro, nous avons résumé trois des six motifs invoqués par la Coalition-CLÉ pour réclamer l’exemption du Programme d’éthique et de culture religieuse imposé par le gouvernement aux niveaux primaire et secondaire: 1- perte de la liberté de choix; 2- enseignants mal préparés et dépouillés de la liberté de conscience; 3- enseignement inadapté à l’enfant. Nous présentons ici les trois autres motifs qui mettent particulièrement en lumière les fondements philosophiques sous-jacents et les visées insidieuses du Programme du Ministère de l’éducation(*).

Le 20 octobre dernier, quelque 800 personnes regroupées sous la banière de la Coalition pour la liberté en éducation manifestaient devant le Parlement de Québec leur opposition au Programme d’éthique et de culture religieuse. Une nouvelle marche organisée par la Coalition aura lieu à Montréal le 18 octobre 2008 à 14h00, Place du Canada, métro Bonaventure.
Photo le Nic/M. E Roy
4- La pseudo neutralité
Le gouvernement affirme que le cours est neutre. L’est-il vraiment? Le responsable du cours au sein du Ministère de l’éducation, monsieur Denis Watters, a déclaré à Radio Canada, le 24 avril 2008: «Ce n’est pas un programme neutre, je le dis haut et fort: ce n’est pas un programme neutre».
Le Mouvement laïque québécois a exprimé des réserves au sujet de la neutralité des professeurs. «Nous avons de sérieux doutes quant à la capacité de l’enseignant de demeurer complètement neutre sur ces questions.»
La prétendue neutralité cache quelque chose. Ce que le gouvernement a voulu vendre, c’est qu’on sortait la religion de l’école. Or l’article 36 de la Loi sur l’instruction publique définit ainsi la mission de l’école: «L’école (…) doit, notamment, faciliter le cheminement spirituel de l’élève afin de favoriser son épanouissement.»
La question qu’on se pose comme parent, c’est quel cheminement spirituel? J’ai fait une entrevue avec Jean-Pierre Proulx à la fin du mois d’avril. J’en ai profité pour lui poser la question suivante: «Monsieur Proulx, est-ce que l’école a quelque chose à voir avec le cheminement spirituel de l’élève». J’ai fait l’innocent. Il m’a répondu ceci: «Absolument. C’est inscrit dans la loi que l’école doit favoriser le développement spirituel de l’élève.»
Alors, c’est délibéré. La loi 95 n’abroge pas l’article 36 de la Loi sur l’instruction publique parce que l’État veut se mêler du «cheminement spirituel» de l’élève tout en refusant de tenir compte de notre avis comme parents. C’est une démarche à long terme qui est mise en oeuvre. Sortir les confessions religieuses des écoles mais garder la porte ouverte, grâce à l’article 36, pour faire du «cheminement spirituel». C’est quoi ça? Attachez vos tuques avec de la broche!
Pour savoir ce que c’est le «cheminement spirituel» en question, la Coalition a mis sur pied une ligne 800. Le but est de permettre aux parents de nous dire ce qui se fait en pratique dans les écoles. Et on commence à voir de tout et de n’importe quoi. Par exemple, au collège Notre-Dame de Montréal, en secondaire IV, on a “présenté” aux élèves le jaïnisme, une philosophie hindoue qui préconise le plus de relations sexuelles possible avec le plus grand nombre de partenaires possible. On a eu aussi des cas de Wicka, un culte satanique. C’est sûr qu’on en vient au yoga. Les cheminements spirituels qui vont être favorisés, ce sont ceux teintés d’hindouisme.
D’ailleurs, le concepteur du cours, Fernand Ouellet de la Faculté de théologie de l’Université de Sherbrooke, est un spécialiste des religions de l’Inde. Il a fait huit fois des séjours en Inde et il parle le français, l’anglais… et le hindi.
Puisque ce cours n’est pas neutre, alors qu’est-ce que c’est? L’universitaire Paul Gosselin, affirme «en tant qu’anthropologue, que ce cours n’est pas neutre mais constitue un exemplaire de la religion ou idéologie postmoderne, une idéologie répandue en milieu universitaire.» Une idéologie qui, selon lui, comporte deux dogmes: le pluralisme normatif et le relativisme.
Douglas Farrow, professeur de sciences religieuses de l’Université McGill a, pour sa part, écrit ceci: «Je m’élève contre ce cours parce qu’il vise à sevrer les enfants des religions traditionnelles (…) pour leur inculquer une idéologie antipathique à ces engagements, l’idéologie dite du “pluralisme normatif”». Au fond, le pluralisme, ça veut dire qu’il y a beaucoup de choses, et que tout est bon.
5- Le relativisme
Nous disons que le programme gouvernemental s’inspire d’une philosophie relativiste. Le relativisme prétend qu’il n’y a aucune vérité définitive, que toutes les opinions se valent et à chacun sa vérité. Il ne faut pas confondre le relativisme avec la tolérance.
Un jeune intellectuel, Mathieu Bock-Côté, a bien cerné l’ambigüité de cette idéologie: «Rien n’est plus intolérant qu’une philosophie qui réclame pour elle le monopole de la tolérance».
On veut enseigner à nos enfants à être tolérant et ouvert sur le monde. Mais la première chose qu’on va faire pour répondre aux parents qui réclament l’exemption, ce sera de leur dire: vous l’aurez pas. Moi, j’appelle ça de la tolérance intolérante.
Le lien entre le relativisme et le cours d’éthique et de culture religieuse est attesté par Fernand Ouellet, le concepteur du cours. Le professeur est l’auteur de nombreux articles sur le relativisme et le postmodernisme. Il a signé un livre qui s’intitule: «Le relativisme et la tolérance».
Dans un article sur «L’enseignement religieux dans l’école publique», Fernand Ouellet a écrit ceci en 2002: «Dans le contexte actuel, il ne suffit pas d’éduquer à la reconnaissance et au respect de l’autre. Il faut aussi apprendre à ébranler la suffisance identitaire». Mais qu’est-ce que «la suffisance identitaire»? Dans cet article, il cite Galichet: «Le problème n’est pas d’inculquer telle valeur, ou ensemble de valeurs, plutôt qu’une autre. Il est de permettre l’émergence d’un questionnement, d’une inquiétude qui arrache l’enfant ou l’adolescent au confort d’un plein et serein accord avec lui-même et de l’acceptation passive de l’altérité d’autrui. Le problème est donc moins de construire une identité que, à l’inverse, d’ébranler une identité trop massive et d’y introduire la divergence et la dissonance. Le problème n’est pas de préparer à la coexistence et à la tolérance, mais au contraire, de mettre en scène l’incommensurable abîme qui me sépare d’autrui.»
On voit que le but est d’«ébranler la suffisance identitaire » par une pédagogie du conflit à la fois entre les individus et en chacun. Ça donne des frissons. Je m’excuse pour la grossièreté de l’expression, mais comme parent, on a toutes les raisons de redouter les effets de cette pédagogie sur nos enfants: nos enseignants vont les “foquer” pas à peu près, ils vont vraiment les mélanger. C’est ça le but: «ébranler la suffisance identitaire».
Le relativisme a été dénoncé par un grand nombre d’intellectuels. Le philosophe Karl Porrer: «Le relativisme moral et intellectuel est la plus grave menace planant sur notre société ». L’économiste Ludwig von Mises: «Le relativisme poussé à l’extrême aboutit au nihilisme et au totalitarisme».
Le relativisme porte atteinte à nos droits. Regardez ce que l’on a fait pour imposer le cours et vous aurez une idée de ce que donne et produit le relativisme au plan social:
1- on a aboli la liberté de choix des parents;
2- on a abrogé la liberté de conscience des professeurs;
3- on porte atteinte à la liberté de conscience et de religion des parents et des enfants;
4- on porte atteinte au droit d’être entendu: la ministre a refusé à l’avance toute demande d’exemption avant même qu’une seule demande ait été acheminée au Conseil des commissaires et que nos motifs aient été pris en considération;
5- on porte atteinte au principe de séparation des pouvoirs: la ministre décide à la place du Conseil des commissaires. C’est aux Commissions scolaires et à la Cours supérieure de se prononcer au sujet des exemptions et non à la ministre. La ministre n’a pas le droit de s’immiscer dans les questions qui relèvent du domaine judiciaire. Cette intrusion constitue une dégradation grave du processus démocratique.
6- La foi de l’enfant
La Coalition soutient que le cours d’ÉCR porte atteinte à la foi de l’enfant en ce qu’il favorise le polythéisme, qu’il baigne dans le relativisme, qu’il est christianophobe, qu’il discrédite les croyances et qu’il viole la liberté de conscience et de religion.
Polythéisme
En ce qui concerne le polythéisme, Paul Gosselin estime que «le fait d’aligner dans un même cours Bouddha, Jésus, Mahomet et le Carcajou amérindien implique que bientôt, dans l’ensemble du système scolaire québécois, on imposera aux enfants un cours de religion polythéiste.»
Le polythéisme n’exige pas nécessairement l’adhésion du sujet à plusieurs dieux. Il se contente d’affirmer l’existence de plusieurs dieux. Paul Gosselin évalue que le cours d’ÉCR s’appuie non seulement sur cette croyance mais qu’il ne permettra même pas de remettre en question le principe «que tous les dieux sont fondamentalement équivalents».
Le ministère exige, dans le cadre de ce cours obligatoire, que l’enfant nomme ces dieux. À la page 71 de la version approuvée du cours d’ÉCR pour le primaire, on liste des noms que notre enfant devra apprendre. «Des noms du divin: Dieu, Seigneur, Hashem, Adonaï, les esprits protecteurs, Allah, Brahma, Shiva, Vishnu».
Dans la version approuvée du plan de cours d’ÉCR pour le secondaire, l’expression «des représentations du divin et des êtres mythiques et surnaturels» revient aux pages 20, 36, 39, 46, 49, 62, 84, 91 et 95. La prise de conscience par l’élève d’une divinité plurielle constitue un objectif avoué du cours et fait l’objet d’indications pédagogiques spécifiques de la part du ministère, tel qu’il appert à la page 62 du plan de cours: «Faire prendre conscience aux élèves qu’il existe, selon les cultures et selon les traditions religieuses, de nombreuses façons de se représenter le divin ainsi que les êtres mythiques et surnaturels.»
Force nous est donc de constater que le cours d’ÉCR préconise une vision polythéiste qui entre en conflit avec la foi monothéiste du christianisme, du judaïsme et de l’islam. Contraindre notre enfant, dans le cadre d’un cours obligatoire, dès l’âge de 6 ans, à nommer plusieurs dieux, alors que nous, ses parents, croyons au Dieu unique constitue, de la part de l’État, une atteinte à la liberté de conscience de notre enfant telle que protégée par la Convention des droits de l’enfant à l’article 14 (NDLR: article cité dans notre édition précédente, page 6).
Relativisme
Nous avons vu précédemment, au motif 5, que le cours d’ÉCR est relativiste. Le relativisme porte atteinte à la foi en ce qu’il rejette le concept de vérité.
Le sociologue Gary Caldwell explique que la prétention du gouvernement de faire connaître à l’élève le phénomène religieux en l’exposant aux principales religions du monde plutôt qu’en lui enseignant sa propre religion, équivaut à relativiser les religions et implique qu’elles s’équivalent. «Lorsqu’il y a toute une panoplie de vérités —toute religion se présente comme étant porteuse de vérité, même l’anti-religion qu’est l’athéisme— il ne peut y avoir de vérité une. C’est donc le relativisme qui est le fondement intellectuel structurant cette approche qui se veut neutre. Nous sommes bel et bien en face d’une idéologie, le relativisme ou le pluralisme normatif».
Entre le relativisme et la foi chrétienne, il y a une flagrante incompatibilité. Jésus a été catégorique: «Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi» (Jn 14.6). Saint Paul a averti qu’«il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables» (2 Tm 4.3-4). Le mot vérité apparaît 207 fois dans le Nouveau Testament.
En tant que chrétiens, nous croyons que la vérité existe et qu’elle est une personne: le Christ. C’est cette conviction que nous voulons transmettre à nos enfants. Il n’appartient pas à l’État de porter atteinte à ce droit, ni d’imposer à nos enfants, dans le cadre d’un cours obligatoire, une vision qui va à l’encontre de nos convictions chrétiennes. Nous estimons qu’en agissant de la sorte, l’État commet une violation flagrante de notre liberté de conscience et de celle de nos enfants.
En ce qui concerne plus spécifiquement la foi catholique, l’incompatibilité entre celle-ci et le relativisme a été clairement relevée, entre autre, par le théologien Joseph Ratzinger alors qu’il était le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. La veille de son élection à la papauté, il dénonçait en ces termes un système de pensée qu’il n’hésitait pas à stigmatiser comme une «dictature».
«Chaque jour naissent de nouvelles sectes et se réalise ce que dit saint Paul à propos de l’imposture des hommes, de l’astuce qui tend à les induire en erreur (cf. Ép 4.14). Posséder une foi claire, selon le credo de l’Église, est souvent défini comme du fondamentalisme. Tandis que le relativisme, c’est-à-dire se laisser entraîner “à tout vent de doctrine”, apparaît comme l’unique attitude à la hauteur de l’époque actuelle. L’on est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs.»
Le Compendium de l’Église catholique précise, au paragraphe 407, que «la doctrine sociale identifie le relativisme éthique comme l’un des risques majeurs pour les démocraties actuelles, lequel induit à estimer qu’il n’existe pas de critère objectif et universel pour établir le fondement et la hiérarchie correcte des valeurs.»
Christianophobie
Selon le journaliste et historien Michel De Jaeghere, la christianophobie définit un phénomène socio-culturel dominant, dont les médias seraient en grande partie responsables, qui consiste à marginaliser les chrétiens, et tout spécialement les catholiques, à les faire passer pour une minorité passéiste et sans avenir, à discréditer la doctrine qu’ils professent et à disqualifier la hiérarchie de l’Église. «L’anticléricalisme visait surtout les prêtres. Aujourd’hui, c’est le christianisme lui-même qui est l’objet d’un rejet.» Dans son livre intitulé «Enquête sur la christianophobie, l’auteur affirme que toutes les phobies sont dénoncées sur la place publique «sauf une, celle qui s’exerce sur les chrétiens. Contre eux, il semble que tout soit permis, la diffamation, la dérision, les insultes».
Le cours d’ÉCR est insidieusement christianophobe. Ses concepteurs ont expurgé de la terminologie du cours les termes qui font référence à la divinité du Christ. En effet, on ne retrouve à aucun endroit, dans la version approuvée du plan de cours de 107 pages, les mots suivants: Christ, Trinité, Dieu le Père, Esprit-Saint, Fils de Dieu, Messie, Sauveur, Révélation, Incarnation.
Parler du christianisme à nos enfants sans évoquer ces réalités, c’est le vider de sa substance et le réduire à des rituels; c’est traiter du signifiant en le coupant du signifié.
Discrédit des croyances
Le philosophe Gérard Lévesque estime que le programme jette «le discrédit sur les croyances». Dans un texte cosigné par sept autres professeurs de philosophie, il soutient qu’«en soumettant le contenu religieux au seul examen de la raison éthique, le programme ne peut que disqualifier les croyances et l’univers religieux (...) Le programme omet de faire état de ce que le phénomène religieux contient de plus précieux (...) Ce programme est davantage une injure à l’endroit du fait religieux comme tel et une insulte aux croyants de toutes les confessions.»
L’éducateur spécialisé Christian Paul Hus ajoute que le cours «est fondé sur une mauvaise compréhension du phénomène religieux (…) Les grandes religions ne peuvent être alignées les unes aux côtés des autres, sans qu’on ne provoque et n’affecte la nature unique et profonde des convictions.»
Pour le sociologue Gary Caldwell, le cours équivaut à un endoctrinement contre la religion: «En voulant faire connaître le phénomène religieux, on passe à côté de l’essentiel: la spiritualité. La spiritualité exprime un dépassement de soi, ce que nous appellerons ici la transcendance. Le cours ne fait pas de place à la transcendance. Le fait de relativiser les religions combiné à celui d’évacuer la transcendance peut équivaloir à un endoctrinement contre la religion (…) Appelez-le de l’agnosticisme ou même un humanisme, mais cela reste une prise de position qui s’oppose à une religion basée sur la révélation ou la transcendance.»
Violation de liberté de conscience
Compte tenu de ce qui précède, nous estimons que le cours d’ÉCR porte atteinte à la liberté de conscience et de religion. C’est la conclusion à laquelle en arrive le sociologue Gary Caldwell, commissaire aux États généraux sur l’éducation, tenus en 1995-96:
«Nous maintenons que la prétention selon laquelle le cours n’a pas de contenu religieux puisqu’il ne propose que de la culture religieuse est fausse. Un contenu anti-religieux est en fait un contenu religieux. (…) Parce que ce cours est obligatoire (…) il irait à l’encontre de la liberté de conscience des parents croyants. Ces derniers ne doivent pas accepter cette entrave à leur liberté de conscience, laquelle est un acquis de base de notre civilisation occidentale.»
Plusieurs auteurs et universitaires abondent dans le même sens. Même le Mouvement laïque québécois (MLQ) conclut lui aussi que le cours d’ÉCR viole la liberté de conscience des élèves. Il avertit que bien loin d’inciter à la tolérance, il générera des conflits et des tensions. «En insistant sur les différences religieuses, on crée une situation qui risque d’obliger certains élèves, qui ne désirent pas aborder le sujet publiquement en classe, à subir un genre de “outing” forcé au sujet des croyances religieuses de leurs parents, un peu comme un jeune qu’on obligerait à révéler son orientation sexuelle malgré lui. De plus, la manière d’aborder telle ou telle religion risque de susciter des conflits à l’école entre l’élève qui ne partage pas cette vision et son professeur ou entre élèves qui ne partagent pas la même vision. Dans les familles, la vision proposée à l’école par le professeur peut entrer en contradiction avec la vision prônée par les parents. Dans ce cas, les tensions peuvent être très difficiles à vivre pour un enfant, qui sera déchiré entre l’école et sa famille sur ces questions. De telles problématiques ne pourront pas être assumées par les enfants qui ne sont pas encore assez mûrs pour arriver à faire la part des choses.»
Conclusion
Toute atteinte à un droit fondamental protégé par les Chartes, québécoise ou canadienne, constitue un préjudice grave au sens de l’article 222 de la Loi sur l’instruction publique. Un organisme administratif, tel que la Commission scolaire, ne jouit d’aucune discrétion pour autoriser la violation d’un droit fondamental constitutionnellement protégé par les Chartes. En conséquence, nous exigeons de pouvoir exercer librement le droit d’exemption prévu par la loi, à l’article 222. (Par Jean-Yves Côté. Transcription et adaptation: Paul Bouchard.)
Note:
(*) Pour prendre une connaissance approfondie des six motifs invoqués par la Coalition, on peut consulter un document de 74 pages disponible en format pdf sur le site de la Coalition, à l’adresse suivante: http://www.coalition-cle.org/media/Documentdevantaccompagnerlademandederevision.pdf
NDLR: Voir la série d'articles de l'auteur sur le même sujet.
La coalition dénonce le “totalitarisme” du gouvernement












