Bâtir une civilisation d’amour par la charité, l’unité et la fraternité
Tout le monde connaît les Chevaliers de Colomb, évidemment. On sait que c’est une fraternité d’hommes, que leurs membres ont un petit signe de reconnaissance secret que tout le monde voudrait connaître et, surtout, qu’ils portent un superbe costume d’apparat. Mais est-ce seulement ça les Chevaliers de Colomb? Leur 126e Congrès international, qui se tenait au Centre des congrès de Québec, du 5 au 7 août derniers, aura été une occasion d’en découvrir davantage, de poser un regard moins superficiel. Le thème en dit déjà long sur les intentions plus profondes de la fraternité: «Bâtir une civilisation d’amour par la charité, l’unité et la fraternité».

«La présence de l’Arche de la Nouvelle Alliance chez nous symbolise l’engagement eucharistique renouvelé, que nous sommes invités à promouvoir dans la vie de l’Église», a expliqué le cardinal Ouellet.
Photo gracieuseté des Chevaliers de Colomb
Durant toute la tenue de l’événement, auquel 2400 personnes ont participé, une chapelle d’adoration silencieuse a été ouverte de 9h à 18h. Des Chevaliers du quatrième degré en uniforme complet, en équipe de deux, se relaient toutes les 30 minutes comme gardes d’honneur du Saint-Sacrement.
«La chapelle d’adoration montre les raisons d’être de notre Ordre, dit Chuck Gallina qui coordonne toutes les activités du quatrième degré au Congrès. Pour moi, c’est simple. Le corps de notre Seigneur est ici dans le tabernacle. Sa présence est réelle. Dans le va-et-vient de nos horaires chargés, nous avons l’occasion de nous arrêter et de passer voir notre Seigneur. C’est un grand privilège, une grande bénédiction et un grand réconfort.»
«Tenir le congrès suprême à Québec, c’était un peu une suite logique après le Congrès eucharistique international», affirme Yves Duceppe, directeur suprême du Québec et président du comité organisateur du 126e congrès.
«Les Chevaliers de Colomb viennent beaucoup en aide financièrement à plusieurs activités de l’Église», assure monsieur Duceppe. Ils arborent fièrement leur rôle et s’affichent comme «le fort bras droit de l’Église».
En effet, les statistiques de l’Ordre démontrent qu’en 2007, ils ont fait don de plus de 144 millions de dollars et 68 millions d’heures de service à des oeuvres charitables. La province de Québec a versé les dons les plus généreux de l’Ordre en 2007, comme elle l’avait fait en 2006.
«Depuis quelques années, on essaie d’être plus présent au niveau des médias et d’Internet, entre autres pour défendre la vie.» affirme le directeur suprême du Québec. Autre signe de leur implication, leur résolution annuelle en matière de politique publique est de poursuivre leur profond engagement en faveur du respect de la vie de la conception à la mort naturelle. Dans son rapport annuel, la fraternité affirme sa détermination à défendre la définition du mariage traditionnel. On a profité du Congrès pour faire le lancement de «Father for good», une initiative pour soutenir le rôle de l’homme comme père et époux.
Établi en 1882 à New Haven au Connecticut par le père McGivney, pour soutenir la veuve et l’orphelin, l’Ordre des Chevaliers de Colomb est aujourd’hui la plus importante organisation laïque catholique au monde, avec 1,75 million de membres partout en Amérique du Nord, en Amérique centrale, aux Caraïbes, aux Philippines et en Pologne.
Voir la revue associée à cet article
Étiquettes :
Église catholique, Eucharistie, Évangélisation, Famille, Foi, Mission, Paternité, Politique, Respect de la vie, Sacrements, Vie










