350e de Sainte-Anne-de-Beaupré
«À sept lieues d’ici, il y a un bourg appelé le petit Cap, où il y a une église de sainte Anne dans laquelle Notre Seigneur fait de grandes merveilles en faveur de cette sainte mère de la très sainte Vierge. On y voit marcher des paralytiques, les aveugles recevoir la vue et les malades de quelque maladie que ce soit recevoir la santé». (Marie de l’Incarnation, 1665)
La côte de Beaupré fut le premier site colonisé au pays après la fondation de Québec. Un lien mystérieux de communion s’établit dès le début entre les Premières Nations et les pionniers venus de France. La grand-maman, depuis longtemps respectée dans les familles autochtones, devient plus qu’un symbole; elle apparaît comme une invitation à se tourner vers cette autre grand-maman, celle de Jésus.
Sainte Anne fut un agent merveilleux de réconciliation entre les premiers habitants de la Nouvelle-France et les Premières Nations. La légende veut qu’en 1650, alors qu’un bateau breton était pris dans une tempête sur les eaux périlleuses du Saint-Laurent, les marins invoquèrent sainte Anne en lui promettant que si elle les sauvait du naufrage, ils lui construiraient un sanctuaire. La tempête s’apaisa et les marins tinrent promesse.
Mais c’est en 1658 que se produit la première guérison miraculeuse, celle de Louis Guimont, pendant les travaux de fondation. La nouvelle se répand et Sainte-Anne-de-Beaupré devient un lieu populaire de pèlerinage. Cependant, en quelques années, les inondations, les hautes marées et les glaces épaisses l’ont endommagée à un point tel qu’une nouvelle construction s’impose.
En 1661, une deuxième église en bois est construite. En 1676, le site, étant devenu trop important pour une si modeste église, il fut décidé de construire une église de pierre. Cette église sert au culte pendant deux siècles et sera démolie en 1872 pour laisser sa place à la première basilique. Toutefois, elle ne fut pas complètement oubliée, et, en 1878, les pierres ont servi à bâtir la chapelle commémorative. Devant cette chapelle, on retrouve la fontaine miraculeuse de sainte Anne.
En 1876, le pape Pie IX proclame sainte Anne patronne de la province de Québec. Et en 1887, le pape Léon XIII élève l’église au rang de basilique mineure. Le 29 mars 1922, un incendie détruit presque entièrement la basilique quoique certains trésors aient été sauvés du désastre. On décide alors de bâtir la basilique que nous connaissons aujourd'hui. Les travaux débutère en 1926 et l'église sera inaugurée en 1934.
Aujourd’hui, pèlerins et visiteurs, au nombre d’environ un million et demi par année, ne cessent d’affluer à Sainte–Anne, les uns pour vivre une expérience de foi en compagnie de sainte Anne et implorer une faveur, les autres pour trouver un sens à leur vie.
Mgr François de Laval, premier évêque de Québec, écrivait en 1658 dans une lettre pastorale: «De notre autorité épiscopale, nous l’approuvons et confirmons par les présentes lettres, confessant de plus que rien ne nous a aidés plus efficacement à soutenir le poids de la charge pastorale de notre Église naissante que la dévotion spéciale que portent à sainte Anne tous les habitants de ce pays, dévotion qui, nous l’assurons avec certitude, les distingue de tous les autres peuples» (source: Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré).
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