Témoignage d’un descendant du premier miraculé de sainte Anne
En 1658, Louis Guimont, atteint d’une grave maladie des reins, vient donner un petit coup de main pour la construction de la première chapelle de Sainte-Anne; il est guéri instantanément. C’est le premier miraculé de sainte Anne. Le NIC a retracé, 350 ans plus tard, un de ses descendants à qui a été transmise cette foi: Jean-Marc Guimont. En fait, ça n’a pas été très difficile de le retrouver puisqu’il est l’époux de Diane Guimont, qui s’occupe fidèlement de l’administration du NIC depuis près de 20 ans. Un bon coup de la Providence!

Jean-Marc Guimont rappelle que "Louis Guimont, c'est le premier de tous. C'est lui qui a ensuite amené la dévotion à sainte Anne en Nouvelle-France.
Photo D. Guimont
«Nous avons été éduqués par des parents catholiques pratiquants. Papa avait une foi démonstrative, raconte Jean-Marc Guimont. C’était quelqu’un qui s’isolait pour aller prier le matin. Étant tout jeune, j’avais appris qu’on avait un ancêtre qui avait été miraculé. Mon père lui-même dans son jeune âge a vécu un événement qu’on pourrait quasiment appeler miracle.»
«Il travaillait comme bûcheron et revenait de la forêt avec un chargement de bois tiré par des chevaux. Le chargement a versé et mon père a été pris en-dessous du voyage. Il avait tellement une grande foi en sainte Anne, — et son beau-frère qui l’accompagnait aussi— que ce beau-frère a trouvé la force nécessaire pour soulever le voyage et tirer mon père d’en-dessous. Ça, quand papa nous parlait de ça, il était transformé. On ne pouvait même pas douter une seconde de la foi que cet homme-là avait en sainte Anne. Moi, j’ai été élevé avec des images comme celles-là.»
Que la foi se soit transmise de génération en génération jusqu’à nos jours, c’est certainement un miracle en soi! Mais sainte Anne ne s’est pas contentée de cela. Il semble qu’elle ait tenu à se manifester concrètement pour Jean-Marc aussi. Le 31 décembre dernier, veille du jour de l’An et fête liturgique de la sainte Famille (!), Jean-Marc travaillait à déneiger son toit. «J’ai fait une chute en bas du toit. L’échelle a glissé et je suis tombé, les jambes prises dans l’échelle.» Une semaine plus tard, la résonance magnétique révèle qu’il y a déchirure complète de deux ligaments d’un genou. «On m’avait dit que j’aurais
besoin d’une opération».
«Je craignais beaucoup de rester avec un handicap. J’avais le projet de faire un pèlerinage à Compostelle, mais je me demandais si je pourrais réaliser ce projet. Je me demandais si j’allais être capable de marcher. Ça venait vraiment me chercher.»
«C’est à ce moment-là, quelques jours après mon accident, que j’ai fait une prière à sainte Anne. J’ai eu un ancêtre qui a été guéri miraculeusement par sainte Anne? Je me disais pourquoi pas moi? Ça n’avait pas besoin d’être une guérison fracassante. Pourvu que je sente que je vais être guéri un jour.»
Quelle ne fut pas la surprise de Jean-Marc lorsqu’un mois après son accident, environ trois semaines après sa prière, «une spécialiste me disait: “C’est bizarre votre affaire, on dirait une vieille blessure.” L’opération n’était plus nécessaire. J’avais beau réfléchir et chercher un événement du passé, il n’y avait rien. Et de toute façon, mon accident était récent, 30 jours plus tôt. Ça ressemble à une guérison accélérée.»
«Je suis prudent quand on parle de miracle. Mais je pense que mon rétablissement s’est fait à une vitesse peu courante. Aujourd’hui, je fais encore attention à la manière dont je marche et je dois porter une orthèse. Mais je ne peux pas nier qu’il y a quelque chose qui s’est passé. Quand mon père nous racontait sa foi, j’avais parfois un esprit peut-être trop rationnel; un peu comme Thomas, je dois me mettre les doigts dedans…»
«Derrière tout ça, c’est vraiment la foi transmise à travers l’Histoire. C’est ce que ça me fait dire au bout d’autant d’années. J’ai eu la chance d’avoir un ancêtre qui a été guéri miraculeusement. Ce qui a entraîné plein de gens à croire, à avoir la foi, à prier. Et moi, dans ma famille, j’ai eu cette grâce-là: un père qui nous a transmis la foi. Et j’espère qu’un jour je pourrai la transmettre à mes enfants.»
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