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Le NIC - Le Vendredi 3 Septembre 2010

Témoignage des futurs époux du Congrès eucharistique

Un mariage célébré pendant la fin de semaine familiale!

Sophie Bouchard
Par Sophie Bouchard
Canada
Dimanche 15 Juin 2008

Pendant la fin de semaine familiale, les animateurs de la section francophone proposent le thème des Noces de Cana. Pour entrer

davantage dans le thème, ils ont eu la merveilleuse idée de mettre un mariage au programme. Mais qui sont ces futurs époux qui acceptent de se marier dans de pareilles circonstances? Et comment en sont-ils arrivés là? C’est ce que Le Nic a essayé de découvrir pour ses lecteurs.


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Martin, 33 ans et Mélanie, 30 ans ont commencé à se fréquenter il y a un peu plus d’un an et demi. Leur expérience

de foi est basée sur du solide, sur une relation personnelle avec le Seigneur. Même si leur parcours peut sembler

étonnant par moment, on perçoit assez aisément la ligne, le chemin qu’a tracé le Seigneur pour les amener jusqu’à ce mariage.

Pour ce mariage, «Mélanie et moi, on cherche à se faire accompagner dans un projet d’Église. Mais à l’époque, on ne trouve rien qui réponde à nos attentes», commence Martin.

«Il y a des petites fins de semaine ici et là, précise Mélanie, mais ça ne répond pas à notre soif. Nous voulons comprendre le sens sacré du mariage, nous lancer dans le projet de Dieu pour une famille.»

«On veut célébrer notre mariage avec l’ensemble de l’Église puisque c’est le reflet de notre expérience», reprend le futur époux. Il fait alors une demande pour le moins audacieuse aux organisateurs du CEI: il souhaite que le pape les marie pendant

le Congrès. «C’est sûr que ç’a été lancé dans une folie. Je n’avais aucune attente.» Mais, quelques jours plus tard, ils reçoivent une réponse négative. Malgré tout, ils demeurent persuadés que le Seigneur a quelque chose de prévu pour eux.

Pendant ce temps, suite au choix du thème de la partie francophone de la fin de semaine familiale —les Noces de Cana— les organisateurs se disent qu’il serait vraiment à propos d’y célébrer un mariage. Sans même savoir qu’une demande a déjà été formulée en ce sens, Nathalie Côté avance qu’elle connaît des fiancés qui accepteraient peut-être d’embarquer dans le projet.

«Un bon jour, je reçois un téléphone d’une bonne amie, Nathalie Côté, qui nous demande: “Qu’est-ce que vous diriez si le pape vous mariait l’été prochain?”» Quand Martin explique qu’il avait déjà exprimé ce souhait aux organisateurs du congrès, elle est complètement abasourdie. «Elle ne me croyait pas. Elle pensait que je blaguais.»

Puisque le pape ne vient pas, c’est Mgr Gilles Lemay qui va présider le mariage. «Notre joie est tout aussi grande par le fait de célébrer à l’intérieur d’un événement d’Église», affirme Martin.

«Donc, poursuit Mélanie, quand on nous a proposé de rentrer dans la préparation, dans l’organisation du Congrès, pour nous c’était comme si le Seigneur nous disait: “Je ne vous ai pas oubliés et j’ai vraiment quelque chose de spécial pour vous autres”.»

Une longue quête!

Mélanie et Martin ont beaucoup de points en commun dans leur histoire. Ils ont tous les deux été élevés dans une famille chrétienne, se sont un peu éloignés pendant la période d’adolescence et ont fait des expériences vocationnelles importantes dans des communautés.

«J’avais des grands désirs d’amour, d’aimer et d’être aimé, se rappelle Martin. Des grands désirs d’agir. Plus tard, j’ai compris que c’était un désir de sainteté.» Il se sent particulièrement interpellé quand un ami d’enfance entre à la Famille Marie-Jeunesse.

«Je suis allé voir. J’y suis resté sept ans. Ç’a été des années de formation, de vie missionnaire, des années fortes de rencontre dans la prière.»

Après avoir quitté Marie-Jeunesse, il fait d’autres expériences dans des communautés, mais sans succès. C’est à ce moment-là qu’il commence à s’ouvrir à la possibilité de la vocation du mariage.

Pour sa part, quand Mélanie participait à des rassemblements jeunesse «je me sentais vraiment moi. L’amour inconditionnel; c’était ça que j’expérimentais. Jusqu’à un coeur-à-coeur avec le Seigneur. J’ai alors pensé un peu plus à une vocation religieuse.»

Mélanie est tournée à la fois vers la communauté mais surtout vers le célibat consacré. «Quand j’ai fait mon entrée comme candidate chez les Servantes du Saint-Coeur-de-Marie, je cheminais aussi avec un groupe de célibataires consacrées.»

Après un certain temps, elle se pose de grandes questions sur sa vocation. Elle part en pèlerinage à Medjugorje, espérant trouver des réponses. Là-bas, elle rencontre un prêtre qui l’invite à aller à «la croix», puis d’écouter ce que le Seigneur allait mettre dans son coeur. Comme, le silence persiste (même après deux heures de prière), le lendemain, elle retourne voir le prêtre qui l’invite à retourner à «la croix» avec une oreille encore plus attentive. Pourtant, elle est repartie de Medjugorje ressourcée, mais sans la réponse attendue.

Quelque temps plus tard, «quand j’ai rencontré Martin, je lui ai parlé de cet événement-là. Martin a tout de suite cliqué, parce que son nom de famille, c’est «Lacroix». Et chaque fois que je répétais «la croix» en lui racontant mon récit, ça l’interpellait!»

«Finalement, les grâces de Medjugorje, je les ai récoltées longtemps après, admet Mélanie. Tous les deux, quand on l’a réalisé, on a trouvé ça bien spécial. On voyait vraiment l’intercession de Marie. Pour nous, c’est vraiment elle qui nous a réunis. On s’est consacré à Marie durant nos fiançailles.»


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