Le cardinal Ouellet se prononce pour des écoles privées catholiques
NDLR: Dans le contexte de la rencontre du 30 avril 2009 (voir article) où l'on annonçait le projet de fonder d'une école catholique, nous reproduisons ici un article fort intéressant sur le sujet, publié dans notre revue, édition du 28 octobre 2007. Une collaboration spéciale de la présidente de l'Association de Notre-Dame des Écoles, madame Marguerite Bourbeau, également vice-présidente du comité de fondation.
Depuis que le ministère de l’Éducation du Québec a décidé de bannir l’enseignement religieux dans les écoles québécoises pour lui substituer un cours sur les religions, le besoin de créer des écoles spécifiquement catholiques se manifeste de plus en plus fortement chez des catholiques pratiquants. C’est sur l’arrière-fond de ce contexte social difficile que le cardinal Marc Ouellet, en la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie le 15 août dernier, bénissait une statue de Notre-Dame des Écoles au Monastère de la Croix Glorieuse de Charlevoix.
Le primat de l’Église canadienne, lors de son homélie, a directement fait allusion à l’éducation catholique, par de vrais catholiques, au moyen de l’école catholique. Il y commentait la première lecture du jour tirée de l’Apocalypse de saint Jean: «Un signe grandiose apparut dans le ciel: une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l’enfantement.»
Parallèlement à cette image de la Reine de la Création, a-t-il fait valoir, un autre signe «apparut dans le ciel: un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la Femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance».
L’énorme dragon rouge feu, a commenté le cardinal, représente les forces du mal aux aguets qui cherchent à tout détruire. Mais s’il réussit à balayer le tiers des étoiles du ciel avec sa queue, il ne réussit pas à dévorer l’enfant ni à toucher à sa mère qui s’enfuit au désert. Et le prélat de citer encore l’Apocalypse. «Alors, j’entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait : “Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Fils.”»
Le salut proclamé est celui de la victoire acquise par l’Enfant, à la suite du grand combat contre les forces du mal. La Résurrection du Christ manifeste son pouvoir royal qui vainc tous les ennemis de l’homme, jusqu’à la mort elle-même.
«Nous vivons dans la Lumière du Christ en compagnie de la Femme au désert, souffrant avec elle les douleurs de l’enfantement», a enchaîné l’archevêque de Québec. Puis il s’en est référé au récit de la Visitation de Marie à sa cousine Élizabeth, tiré de l’Évangile du jour, pour aborder la pointe de son homélie sous la forme d’une prière. «Nous t’implorons, Notre-Dame, visite-nous, apporte-nous l’Esprit de ton Fils comme à Jean-Baptiste et sa mère Élizabeth, nous avons besoin d’un signe de renouvellement de l’école catholique.»
Le cardinal poursuivait sur cette lancée en évoquant la fondation d’une école catholique. «Mettons une semence dans la terre, a-t-il dit. Confions-là à la protection de Notre-Dame des Écoles.»
À la suite de l’homélie, monsieur le cardinal Ouellet a procédé à la bénédiction solennelle d’une statue de Notre-Dame des Écoles. Son oraison de bénédiction exprime clairement sa position en regard de l’école catholique. «Dieu éternel et tout puissant, tu as donné ton Fils unique au monde par la maternité divine de la Bienheureuse Vierge Marie. Tu as voulu aussi que cette Vierge très pure soit élevée à la gloire du ciel et qu’elle veille sur l’éducation de tous les enfants de Dieu.
Daigne bénir cette statue de Notre-Dame des Écoles, patronne des écoles catholiques du Québec et du Canada. Fais-nous la grâce de restaurer la dévotion de notre peuple à Notre-Dame des Écoles afin qu’avec son aide et la puissance du Saint Esprit nous puissions renouveler l’éducation catholique en notre pays pour le salut et le bonheur des prochaines générations. Nous te le demandons par Jésus Christ Notre Seigneur. Amen» (par Marguerite Bourbeau).
Voir aussi: La grande et la petite histoire de Notre-Dame des Écoles








