Les jeux vidéos: une école de la violence
Selon une étude publiée dans la prestigieuse revue «Pediatrics», les enfants exposés aux jeux vidéo violents auront dans la réalité des comportements de plus en plus violents.
Le journal La Presse du 7 novembre 2008, nous brosse un tableau inquiétant: que ce soit aux États-Unis, au Canada ou au Japon, les effets très pernicieux, suite à l’utilisation de jeux vidéo violents, sont semblables à court et à long terme.
L’exposition à la violence virtuelle fait doubler la propension à la violence réelle, trois à six mois plus tard. En effet, ces jeux créent chez les utilisateurs —surtout les jeunes— la banalisation de la violence extrême, ce qui entraîne une multiplication des agressions physiques.
Les chercheurs de cette étude concluent que «l’agressivité dans l’enfance est un des plus grands facteurs de risque pour une inclination à la violence à l’adolescence et à l’âge adulte».
L’étude du professeur Craig A. Anderson de l’Université d’Iowa auprès de 1595 jeunes démontre «que 90 % des enfants jouent à des jeux vidéo, qu’ils y consacrent près de 18 heures en moyenne par semaine et que 80% des enfants réussissent à acheter ou louer des jeux de violence extrême qui leur sont déconseillés ou interdits.» Cette étude démontre de plus que «l’exposition à des médias violents diminue le sentiment altruiste », ajoute Brad Bushman professeur de psychologie à l’Université du Michigan (nord) qui a conduit cette expérience avec le professeur Anderson.
Cette étude très sérieuse contredit les élucubrations “jovialistes” de certains professeurs d’université au Québec qui, régulièrement, minimisent dans les médias l’impact des jeux vidéos violents sur le comportement de nos jeunes.
Le syndrome de l’enfant-roi et la philosophie laxiste des Québécois en matière d’éducation à la maison font en sorte que le contrôle parental face à cette violence est réduit au minimum.
J’entends souvent des parents affirmer que jouer à la mitraillette virtuelle n’est pas grave pour leur enfant qui sait faire la part des choses et qui ne fait que s’amuser.
Ces parents “cools” ne prévoient pas ce qui leur pend au bout du nez, car la conclusion de la savante étude du professeur Anderson arrive à la conclusion contraire. La culture de la violence rend les jeunes de plus en plus violents.
Dans l’ambiance d’une société où il est interdit d’interdire, cette étude ne changera malheureusement pas grandchose, puisqu’à tous les niveaux, les comportements violents sont à la mode.
Comme on le sait par les médias, nos pauvres enseignants n’arrêtent pas de crier au secours parce qu’ils sont une des cibles favorites de cette mentalité digne de l’homme des cavernes.
Si nous voulons bâtir une civilisation de l’amour, il va falloir opérer un sérieux renversement de la vapeur, modifier des lois, et surtout changer nos mentalités à courte vue.
Il faut absolument prendre conscience que nos enfants ont besoin de la présence, de l’attention, de l’amour de leurs parents et d’une discipline de vie régulière qui, à toutes fins pratiques, leur fournit une sécurité intérieure qui leur est absolument indispensable pour devenir des être sains, psychologiquement, physiquement et spirituellement.
Et cela ne pourra se réaliser que si nous récupérons et pratiquons les valeurs morales que nous avons jetées aux oubliettes.
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