En matière politique, les catholiques sont présentement sur “le neutre”. Pourtant, la vie démocratique moderne érode les valeurs religieuses et les relègue au domaine de la vie privée ou au musée ethnologique. Nous avons le choix, ou devenir silencieux et disparaître socialement, ou nous politiser, nous doter d’un instrument politique et entrer dans l’arène.
Photo CNS
Les partis politiques traditionnels ignorent prudemment les questions sensibles pour les gens religieux: la primauté de la famille, l’autorité parentale, les divorces, le suicide, la morale publique, l’avortement des adolescentes mineures à l’insu des parents, la liberté de conscience, la réduction des écarts entre riches et pauvres, le bien commun oublié face aux droits individuels, la loi naturelle, l’identité personnelle et sociale, les traditions, les gaspillages de fonds publics.
Or, une jeune génération de croyants dans la trentaine réprouve le laisser-aller de ses aînés agnostiques. Elle blogue son impatience à changer les lois qui régissent notre médiocrité collective. Nous n’en sommes pas encore à la mobilisation, mais l’expérience de la C.L.É., regroupement de jeunes parents, pourrait servir de tremplin mobilisateur et d’initiation à notre politisation.
Au Québec, il faut suivre attentivement l’évolution de la COALITION POUR LA LIBERTÉ EN ÉDUCATION (C.L.É.) opposée à l’imposition obligatoire du cours d’Éthique et de culture religieuse, au primaire et au secondaire. La majorité des parents déplorent ce cours. Je le constate personnellement à toutes mes visites hebdomadaires dans les familles. La population se sent trahie par ses représentants. Elle ne comprend pas leur manque de jugement.
Pour l’instant, la C.L.É. ne représente qu’un mouvement contestataire sans grande audience. Elle n’a pas réussi à percer dans la vie publique. Mais, attention, elle pourrait devenir bientôt un phénomène politique de plus grande ampleur et préparer l’apparition d’un instrument politique «conservateur».
À moins que l’ADQ, si elle n’implose prochainement, sache représenter la revendication collective des jeunes parents. Autrement, il faudra 15 autres années de travail pour fonder un nouveau parti politique.
Entre temps, ce questionnement religieux des jeunes familles est péjorativement qualifié de conservateur et de droite. Si je défends mes droits religieux ancestraux, suis-je pour autant conservateur? Si je veux l’enseignement religieux pour mes enfants à l’école publique, suis-je traditionaliste et antihumaniste? Si je déplore l’avortement qui décime mon peuple et tue d’innocentes victimes par dizaine de milliers, suis-je fondamentaliste? Si je réprouve le travail généralisé le dimanche parce qu’il nuit à la vie individuelle, familiale et religieuse, suis-je anti progressiste? Si je conteste le droit de l’État à se substituer à l’autorité parentale, suis-je passéiste, et si je me méfie des esprits libéraux qui contrôle l’Église ici de l’intérieur, suis-je schismatique? Ne suis-je pas plutôt dans la norme prophétique ordinaire?
Les catholiques fidèles à la tradition de l’Église sont condamnés au silence s’ils n’entrent pas dans l’arène. Ils sont déjà objet de mépris de la part de tous les appareils officiels de gestion de la vie communautaire, tant civils que religieux.
Nous n’avons rien à attendre d’un État sans foi.
Au cours des 50 dernières années, le catholicisme québécois s’est affaibli. Les évêques commandent alors la Commission Dumont et son fameux rapport tabletté: L’Église du Québec, un héritage et un Projet (1971). Mais l’Église est déjà contestée en 1968 pour la lettre encyclique «Humanae Vitae» de Paul VI dénonçant la contraception comme anti naturelle. L’Église est abandonnée en masse par ses clercs de 1970 à 1980 et ses fidèles depuis.
Les anciens clercs deviendront les grands prêtres de l’État en vue de construire un Québec moderne. Maintenant, sans héritage, sans projet, sans clerc, la foi de jeunes parents se lance dans l’arène publique. Ainsi, se renouvelle le mystère de l’Église, Pentecôte toujours nouvelle donnée publiquement au monde.
Note:
L’abbé André Chevalier est curé de la paroisse Sainte-Julienne, 2417, rue Victoria,
Ste-Julienne, Qc, J0K 2T0, route 125 au nord de Montréal.
Et L'islam qui fait des ravages dans tous les pays même dans leurs pays ou l'on tuent des Chrétiens. Ils ne sont pas ici pour s'intégrer mais bien pour Islamiser les pays.
Une nouvelle déclaration de Benoît XVI fait scandale
À son retour à Rome, par une belle après-midi ensoleillée, le Pape a confié à une journaliste : “Il fait beau aujourd’hui !” Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.
Quelques réactions. Le maire de Bordeaux : “Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d’autisme total. Cela ruine définitivement, s’il en était encore besoin, le dogme de l’infaillibilité pontificale !”
Le Grand Rabbin de France : “Comment peut-on encore prétendre qu’il fait beau après la Shoah ?”
Le titulaire d’une chaire d’astronomie : “En affirmant sans nuances et sans preuves objectives indiscutables qu’il 'fait beau aujourd’hui', le pape témoigne du mépris bien connu de l’Eglise pour la Science qui combat ses dogmes depuis toujours. Quoi de plus subjectif et de plus relatif que cette notion de « beau »? Sur quelles expérimentations indiscutables s’appuie-t-elle ? Les météorologues et les spécialistes de la question n’ont pas réussi à se mettre d’accord à ce sujet lors du dernier Colloque International de Caracas. Et Benoît XVI, ex cathedra, voudrait trancher, avec quelle arrogance ! Verra-t-on bientôt s’allumer des bûchers pour tous ceux qui n’admettent pas sans réserve cette nouvelle pseudo vérité ?”
L’Association des Victimes du Réchauffement Planétaire : “Comment ne pas voir dans cette déclaration provocatrice une insulte pour toutes les victimes passées, présentes et à venir, des caprices du climat, inondations, tsunamis, sècheresse ? Cet acquiescement au 'temps qu’il fait' montre clairement la complicité de l’Eglise avec ces phénomènes destructeurs de l’humanité, il ne peut qu’encourager ceux qui participent au réchauffement de la planète, puisqu’ils pourront désormais se prévaloir de la caution du Vatican”.
Le Conseil Représentatif des Associations Noires : “Le pape semble oublier que pendant qu’il fait soleil à Rome, toute une partie de la planète est plongée dans l’obscurité. C’est là un signe intolérable de mépris pour la moitié noire de l’humanité”.
L’Association féministe Les Louves : “Pourquoi « il » fait beau et pas « elle » ? Le pape, une fois de plus s’en prend à la légitime cause des femmes et montre son attachement aux principes les plus rétrogrades. En 2009, il en est encore là, c’est affligeant !”
La Ligue des Droits de l’Homme : “Ce type de déclaration ne peut que blesser profondément toutes les personnes qui portent sur la réalité un regard différent de celui du pape. Nous pensons en particuliers aux personnes hospitalisées, emprisonnées, dont l’horizon se limite à quatre murs ; et aussi à toutes les victimes de maladies rares qui ne peuvent percevoir par leurs sens l’état de la situation atmosphérique. Il y a là, sans conteste, une volonté de discrimination entre le 'beau', tel qu’il devrait être perçue par tous, et ceux qui ressentent les choses autrement. Nous allons sans plus tarder attaquer le pape en justice”.
À Rome, certains membres de la Curie ont bien tenté d’atténuer les propos du pape, prétextant son grand âge et le fait qu’il ait pu être mal compris, mais sans succès jusqu’à présent.
une autre façon de faire de la politique
par Claude Gilbert à 2009-04-17 10:34:19
Votre commentaire est des plus pertinents, M. l'abbé. J'ajouterai cependant ceci, en guise de précision et de correctif si j'ose dire: oui, en effet, il n'y a plus rien à faire avec un État sans foi, dominé par une technocratie prônant le détachement délibéré de nos racines culturelles et religieuses au nom d'une intégration pluri-ethnique qui nécessiterait la création d'une nouvelle identité collective sans repères historiques. Par conséquent, s'il faut faire de la politique ce n'est pas dans le cadre d'un parti politique. L'échec de l'ADQ, à mon avis, n'est pas simplement dû à la maladresse d'un Mario Dumont qui est au contraire un homme intelligent et habile, malgré ses limites (ses adversaires en avaient autant que lui, et souvent les mêmes, dont le handicap de n'avoir jamais rien fait d'autre que de la politique dans leur vie). D'une part, le système politico-médiatique actuel condamne l'ADQ à émousser les pointes les plus contestatrices du mouvement social qu'elle a en partie représenté jusqu'ici (le ras-le-bol de la classe moyenne et des jeunes familles et la remise en question de certains tabous issus de la Révolution tranquille). On l'a vu, les chroniqueurs et les éditorialistes savent faire bloc d'instinct lorsque quelqu'un qui pourrait réussir à percer semble menacer le 'consensus québécois' sur des questions telles que la place de la religion (catholique en tous cas) dans l'espace public. D'autre part, même si l'ADQ pouvait prendre le pouvoir je doute fortement qu'elle pourrait arriver à faire changer de cap l'appareil mis en place par 40 ans de fonctionnariat de plus en plus convaincu que le peuple du Québec doit être non seulement laïcisé mais aussi déchristianisé pour son propre bien. Non, s'il y a quelque chose à faire en politique pour des croyants ici, ce doit être sous la forme qu'a prise la CLÉ, justement. Autrement dit, la voie du 'lobbying', non pas au sens de gros intérêts privés commerciaux ou industriels, mais comme les féministes, les homosexuels, les syndicats ou peut-être plus exatement, comme les organismes communautaires oeuvrant pour les personnes handicapées, les locataires à faible revenu, les artistes, etc. La plupart du temps, les revendications de ces mouvements sociaux ne sont pas forcément appuyées par la population mais les gouvernements finissent par tenir compte de l'expression de citoyens organisés, mobilisés et qui savent se faire entendre publiquement ou en coulisses selon les besoins du moment. Cela vaut mieux que d'aller gaspiller ses talents dans une formation politique oû il y aura toujours des gens sages et avisés pour vous obliger à passer par-dessus vos convictions afin de préserver supposément, disent-ils, votre capacité à influencer le cours des choses, ce qui est et restera un marché de dupes pour les catholiques et ce pour encore longtemps, à mon avis.
Benoît XVI l'avais prévu
par Bernard Coulombe à 2010-04-09 14:31:14
Pour tout lire aller sur le site
http://www.americatho.org/
Dans une très belle analyse publiée avant-hier, John-Henry Westen de LifeSiteNews s’interroge : « L’Église catholique est-elle entrée dans ce temps de purification que Ratzinger avait prédit » ? Voilà qui mérite d’être lu et médité. Et c’est un texte assez long pour vous occuper une partie de cette journée…
« Les coups de boutoir quasiment ininterrompu contre l’Église catholique au cours du dernier mois sur le scandale des abus sexuels, ont laissé la plupart des catholiques abasourdis et ont alimenté le délire des médias voyant dans ce scandale une occasion d’abattre l’archi-ennemie de la révolution sexuelle. Le dernier avatar du scandale des abus sexuels est différent de ce qui s’est passé au Canada et à Boston il y a des années. Il comprend de nouvelles et désastreuses révélations quotidiennes de toute l’Europe et de l’Amérique du Nord, qui sont traitées avec abondance dans les médias.
Depuis plus de trente-cinq ans, le pape Benoît XVI a prévu que l’Église irait se rétrécissant mais serait plus fidèle. Dans son livre de 1970, Glaube und Zukunft, qui reprend cinq exposés que celui qui était alors l’abbé Joseph Ratzinger prononça en 1969 dans des radios de Bavière et du Hesse, il mentionne pour la première fois cette prédiction.
Dans ces exposés, le futur pape déclarait : “ De la crise contemporaine, une Église émergera demain qui aura beaucoup perdu. Elle sera plus réduite et, dans une large mesure, aura à recommencer depuis le commencement. Elle ne sera plus capable de remplir les grands bâtiments qu’elle créa à l’époque de sa grande splendeur. En raison du nombre réduit de ses fidèles, elle perdra beaucoup de ses privilèges dans la société.”
Evangéliser les musulmans, selon Charles de Foucauld
par Bernard Coulombe à 2010-04-29 23:02:48
Trouvé sur http://www.anuncioblog.com/
Evangéliser les musulmans, selon Charles de Foucauld
Publié par La rédaction le 29 04 2010 dans Ressources
Bienheureux Charles de Foucauld
Voici une lettre de Charles de Foucauld adressée en 1907 à René Bazin, de l’Académie française. Parlant du risque d’un empire africain musulman indépendant, il explique comment pratiquer l’évangélisation des musulmans dans ces pays : « tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime. » Extrait.
« Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.
L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens.
Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du medhi, il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve; » l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération « , disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.
De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du medhi… »
Charles de Foucauld
Le silence vaux mieux que deux tu l'auras
par Bernard coulombe à 2010-05-09 22:49:19
Face à la cathophobie, le silence est aussi une arme.
Henri Hude, prenant l'exemple de Wellington, stratège vainqueur de Napoléon, écrit :
'Supposez que le pape soit encore une fois cette année traîné dans la boue, au mépris de la plus élémentaire déontologie. Que dirait Wellington, selon vous, à tel cardinal, ou à tel porte-parole des évêques de France, ou à tel responsable d’association catholique, ou peut-être même au Vatican, à condition qu’ils aient la même humilité que Wellington ? Réponse à mon avis évidente : ne vous imaginez pas que vous êtes des surhommes. Il n’y a pas de miracle pour des hommes qui doivent se servir de leur raison ; refusez le contact sur des terrains où le combat est perdu d’avance. Que veut dire ici : rompre le contact ? Tout simplement, se taire. Ne pas répliquer, ne pas commenter, ne pas polémiquer, ne pas même nier. Se taire. Seul le silence est capable d’arrêter un moulin à paroles. Pourquoi Wellington conseille-t-il de rompre le contact? Parce que l’idéologie a besoin de donner à ses rituels de mise à mort, l’intérêt d’un match de boxe et la respectabilité d’un débat. Or le match n’a d’intérêt que si la victime se débat. Les cartes sont truquées, mais il faut que la dupe accepte de venir s’asseoir à la table de jeu. Ne pas s’y asseoir : tout est là.
«Jésus, pendant ce temps, gardait le silence.» Et Ponce Pilate en est stupéfait. Il n’est sûrement pas le seul. Wellington conseillera ici de faire de même. Ceux qui opposeraient le mutisme à l’injure, le silence au tintamarre médiatique, la chaise vide à la manipulation des débats, n’imaginent pas quel vacarme étourdissant ils feraient. [...]
Un responsable, aujourd’hui, n’a plus besoin des grands médias pour communiquer, du moins s’il a quelque chose à dire. Plus un pouvoir existe réellement, moins il a besoin de paraître, et inversement. Aujourd’hui, avec un simple site Internet et une caméra grand public, on peut en grande partie contourner les institutions médiatiques. [...] Quand un terrain n’est plus habitable pour la raison, celle-ci doit chercher un ailleurs où exister : un site internet avec des contenus de qualité, un système de blogs, etc. C’est sur Internet qu’il est possible de mettre à disposition documents, références, témoignages, images, commentaires sérieux, vidéos, interviews audio. Il y a là tout un travail de journalisme réel à inventer.'
Le vérité est complexe
par Bernard Coulombe à 2010-06-24 13:00:02
Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /2010 17:21
Abus sexuels du clergé : les évêques américains avaient tous les outils, mais…
« Le problème ce fut la réticence des évêques à utiliser les dispositions déjà prévues dans le droit canon pour chasser des prêtres du ministère. Les outils canoniques existaient. »
La personne qui a tenu ces propos “iconoclastes” est une religieuse, sœur Sharon Euart, des Sœurs de la Charité, et spécialiste en droit canon, lors d’une conférence d’une journée organisée conjointement le 25 mai dernier à Washington, D.C., par la Conférence épiscopale américaine et la Canon Law Society of America.
Dans son exposé intitulé « Le droit canon et la crise des abus sexuels du clergé : un survol de l’expérience américaine », la religieuse a fait un remarquable historique sur l’ensemble des mesures prises par les évêques américains, dès les années 1980, pour trouver des solutions à cette crise dont ils avaient conscience.
Les “révélations” de sœur Euart sont tout à fait surprenantes, ne serait-ce que par le fait qu’on croit ordinairement que les évêques n’ont commencé à réagir qu’après que la crise des “prêtres pédophiles” ait explosé dans l’archidiocèse de Boston (Massachussetts) en janvier 2002. Il n’en est rien…
Rappelant que dès le Moyen Âge, le péché contre le Sixième commandement, et notamment perpétré contre des mineurs, était considéré comme un crime et puni comme tel « de manière ferme et explicite », la religieuse souligne que même si le nombre de crimes ecclésiastiques a été réduit dans le nouveau Code de droit canon de 1983, « la condamnation des abus sexuels sur des mineurs par des membres du clergé a été maintenue comme crime pouvant être sanctionnée par l’exclusion de l’état ecclésiastique. »
En fait, le Code de 1983 envisageait deux cas d’exclusion de l’état ecclésiastique : « 1. La demande volontaire d’un prêtre à la laïcisation (…) ou 2. la sanction d’exclusion de l’état ecclésiastique à la suite d’une procédure judiciaire menée par un tribunal collégial de trois prêtres-juges qualifiés. »
Les évêques américains, à cette époque, souhaitaient eux une procédure rationalisée, « une procédure administrative d’exclusion de l’état ecclésiastique » laissée davantage entre les mains des évêques diocésains qui leur permettrait « d’exclure le prêtre sur la base de la nécessité pastorale plutôt que sur celle d’une sanction ».
Mais s’est posée d’emblée l’exigence de la « garantie d’un procès équitable pour le prêtre » : le Saint Siège et la Conférence épiscopale n’ont alors pas réussi à s’entendre sur une procédure rationalisée et administrative susceptible de garantir les droits de toutes les parties.
Cependant, et dès 1987, la Conférence épiscopale avait proposé aux diocèses américains cinq principes relatifs aux abus sexuels : ils ne seront rendus publics qu’en 1992 – c’est-à-dire dix ans avant que le scandale n’éclate au plan national… « À cette époque, au tout début des années 1990, les évêques avaient, en rendant publique leur initiative, consacré leur énergie pastorale à tenter de briser le cycle des abus. »
Après l’échec « des discussions entre des représentants de la [Conférence épiscopale américaine] et le Saint Siège » à aboutir à un accord sur une procédure administrative mais non judiciaire, le pape Jean-Paul II institua en 193 une commission mixte aux fins d’étudier une procédure judiciaire et proposer les moyens de la rationaliser.
« Le travail de cette commission mixte aboutit à une proposition visant à déroger du Droit canon, c’est-à-dire à modifier les lois particulières pour fournir une plus large application de la procédure pénale d’exclusion dans les cas d’abus sexuels sur des mineurs. Ces dérogations furent approuvées à une écrasante majorité par les évêques, puis, moyennant quelques modifications, promulguées par le Saint Siège en 1993. »
Dès la fin des années 1990, la plupart des diocèses américains avaient mis en place un certain nombre de dispositions destinées à régler la question des abus sexuels : principes de base adoptés, commissions d’observations en place, etc.
« Les questions canoniques pendantes, précise sœur Euart, étaient essentiellement de s’assurer que les prêtres prédateurs ne puissent pas être réaffectés à un ministère et que ce type de décisions serait confirmé par les services compétents à Rome. À cette époque, il n’était pas très clair de savoir laquelle des Congrégations romaines aurait le dernier mot dans ces affaires, une situation qui laissait bien des évêques frustrés dans leurs tentatives de sanctionner les prêtres abuseurs. »
C’est en 2001 seulement que Jean-Paul II leva tous les doutes : seule la Congrégation pour la doctrine de la foi, alors dirigée par le cardinal Ratzinger, « disposait de l’autorité exclusive de l’Église pour fournir les normes de procédure, pour déclarer ou imposer les sanctions canoniques » dans ce type de crimes. Soulignons, une fois encore, qu’avant 2001 le cardinal Ratzinger n’avait pas ce pouvoir… et rappelons que ces dispositions, taillées sur mesure pour les États-Unis, avaient valeur universelle.
Quand le scandale éclata en janvier 2002, de nombreux pas avaient été accomplis pour traiter de cette affaire. La réunion précipitée, en avril 2002, entre le Saint Siège, les cardinaux et évêques des États-Unis, qui suivit la révélation du scandale, alla encore plus loin : on y décida que les évêques américains pourraient édicter de nouvelles normes. Ce fut le document Normes essentielles pour la politique des diocèses/éparchies relatives à la manière de traiter les allégations d’abus sexuels sur des mineurs par des prêtres et diacres, qui fut approuvé par le Saint Siège cette même année.
Il est donc infiniment regrettable conclut sœur Euart, et l’on ne peut que partager son regret, que toutes ces dispositions, remontant au milieu des années 1980, n’aient pas été immédiatement rendu publiques laissant ainsi se développer dans une opinion publique “travaillée” par les médias anticatholiques que les évêques n’avaient rien fait, pis, qu’ils avaient caché les choses et que le scandale n’était venu au jour que grâce au travail d’investigation de la presse (le Boston Globe pour commencer), ce qui était évidemment faux !
C’est aussi à ce titre – le refus de rendre public tous ces efforts – que l’épiscopat américain peut être tenu pour responsable des ravages provoqués par la révélation du scandale, et c’est en ce sens que ce scandale a été fort mal géré – rappelons aussi qu'à l'époque les diocèses américains ne disposaient que d'un nombre très réduit de spécialistes du Droit canon.
Les « outils canoniques » existaient. Il fallait les utiliser. Et le faire savoir. Ce ne fut pas fait…
Pie XII et les Juifs
par Bernard Coulombe à 2010-07-02 12:23:35
Pave the Way révèle des documents sensationnels sur Pie XII et les Juifs
La fondation américaine Pave the Way, créée et dirigée par des juifs américains a révélé, mardi dernier, l’existence de documents sensationnels découverts par ses chercheurs dans une partie des Archives secrètes du Vatican, récemment ouverte, des documents qualifiés « de grande importance » par la fondation.
Michael Hesemann, historien représentant de Pave the Way en Allemagne, a découvert une lettre du cardinal Eugenio Pacelli, futur Pie XII, datée du 30 novembre 1938, trois semaines après la funeste « Nuit de Cristal ». Dans cette lettre, adressée par le cardinal Secrétaire d’État à toutes les nonciatures et délégations apostoliques, ainsi qu’à 61 évêques européens, Eugenio Pacelli demandait 200 000 visas pour des « catholiques non aryens » (mot de code pour « juifs », comme on le verra plus loin). Un mois plus tard, le 9 janvier 1939, il envoyait trois nouvelles lettres aux mêmes destinataires.
Par « catholiques non–aryens », précise Heseman, Pacelli reprenait l’expression du Concordat de 1933 entre le Saint Siège et l’Allemagne nazie, qui englobait, dans un accord de protection, les « juifs convertis » et les « catholiques non aryens », mais les destinataires savaient qu’il s’agissait tout simplement de « juifs » non convertis. D’ailleurs dans sa lettre de novembre, Pacelli précisait à ses destinataires : « On devra veiller à ce que des sanctuaires soient fournis pour garantir leur bien spirituel et protéger leur culte religieux, leurs coutumes et traditions ». Il s’agit là bien des pratiquants du judaïsme car les juifs convertis n’avaient évidemment plus de « coutumes et traditions » propres…
Dans les réponses d’évêques au cardinal Secrétaire d’État, la chose est d’ailleurs confirmée, puisqu’ils parlent des « juifs persécutés » et non de « juifs convertis » ou « catholiques non-aryens ».
Dans une des lettres envoyées le 9 janvier, et rédigée en latin – pour en dissimuler le vrai sens à la censure allemande –, Pacelli écrit : « Ne vous engagez pas seulement à sauver le peuple juif, mais aussi les synagogues, les centres culturels et tout ce qui a trait à leur foi : les rouleaux de la Torah, les bibliothèques, les centres culturels, etc. ». Il s’agit donc bien là, encore une fois, des adeptes du judaïsme et non de juifs convertis.
Le président-fondateur de Pave the Way, Elliot Hershberg, a commenté cette découverte : « Beaucoup de Juifs qui ont réussi à quitter l’Europe n’on jamais eu la moindre idée que ces visas et autres documents officiels de voyage furent obtenus grâce à ces efforts du Vatican. »
Une preuve supplémentaire qu’Eugenio Pacelli déploya d’énormes efforts pour sauver non seulement les Juifs persécutés d’Europe mais aussi la culture du judaïsme
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Bénédiction du magazine Le NIC et hommage au fondateur
Installé dans de nouveaux locaux depuis quelques mois, le Nouvel informateur catholique a invité plusieurs de ses collaborateurs et amis pour la bénédiction des lieux par Mgr Gérald C. Lacroix et rendre hommage au fondateur du magazine fondé en 1975.